Ne pas avoir prévu de prise près du miroir m’a coûté une rallonge moche, et ça m’a plombé la salle de bain

juillet 1, 2026

Le câble de rallonge a pendu le long du meuble vasque quand j'ai allumé la lumière, et son reflet a coupé mon miroir en deux. J'avais posé le carrelage, fixé le miroir, puis je m'étais persuadée qu'un simple trou réglerait la prise électrique juste à côté. L'électricien m'a stoppée net en parlant des repères du CSTB, de la norme NF C 15-100 et d'une reprise qui m'a coûté 250 euros. J'ai été frappée par ce décalage entre une salle de bain presque finie et cette ligne blanche qui cassait tout.

Le jour où j'ai compris que ça ne marchait pas comme je pensais

On vit à deux, mon compagnon et moi, et cette rénovation devait avancer le soir, sans chantier qui déborde partout. À la maison, en banlieue de Nantes, je voulais aller vite parce que le reste du projet avait déjà grignoté le budget. Mon travail de Rédactrice spécialisée en aménagement intérieur et bien-être à domicile m'avait appris à traquer les oublis visuels, pas à me croire invincible devant un mur. Depuis 10 ans, je rédige sur ces pièces et, sur les 15 articles que je livre chaque année à Bain Spa, je vois revenir les mêmes pièges.

J'ai voulu placer la prise juste à côté du miroir sans vérifier le volume 2 autour du lavabo. Dans ma tête, le mur était déjà prêt et le câble suivrait sans histoire. Je n'avais pas vu que la prise à moins de 60 cm du point d'eau changeait tout, ni qu'elle tombait trop bas, au niveau des éclaboussures. Le câble d'alimentation tombait au milieu du futur point de fixation du miroir, et je gardais mon aplomb ridicule.

Quand l'électricien est passé, il a regardé le carrelage avec un sourire désabusé. Il m'a dit que percer ne changerait rien et que je me compliquais la vie pour rien. J'ai été convaincue en trente secondes. Il a sorti son mètre, montré la zone interdite, puis expliqué qu'il faudrait déplacer la prise plus loin ou rouvrir le mur.

Je me suis retrouvée avec une évidence assez sèche : le miroir venait avant la prise, pas l'inverse. Avec mon compagnon, sans enfants, on voulait une salle de bain calme, pas un jeu de piste autour des câbles. Mon compagnon et moi, sans autres bouches à nourrir, on avait surtout pensé au coût visible, pas au détail qui allait rester sous mes yeux chaque matin. À force de vouloir grappiller quelques euros, je suis devenue la seule personne à défendre un bricolage qui n'avait rien de propre.

La facture qui m'a fait mal et la rallonge moche qui traîne toujours

La facture qui m'a fait mal est tombée quand il a fallu reprendre la prise à côté du miroir. J'ai payé 250 euros pour ouvrir le mur, passer une gaine neuve, reboucher, puis reprendre un morceau de carrelage déjà visible. Le chantier a pris 3 jours et j'ai découvert à quel point un petit oubli peut salir une pièce entière.

La rallonge provisoire a fini par rester, parce que la prise était trop loin et que le câble du sèche-cheveux tirait à chaque usage. Une rallonge blanche de 3 mètres pendait le long du meuble vasque et cassait l'effet fini de la salle de bain. Je la voyais dans le reflet du miroir dès que j'allumais la lumière, et ce détail me donnait envie d'éteindre plus vite que prévu.

Le moment le plus bête a été celui où j'ai vu mon propre reflet avec le câble qui traversait le champ du miroir. À partir de là, j'ai compris que la rallonge ne serait jamais invisible, même si je la coinçais derrière le meuble. Le fil ne passait nulle part sans rester apparent, et je commençais à détester ce blanc net au milieu du plan vasque.

Je me suis sentie coincée entre le prix de la reprise et la gêne quotidienne. La petite goulotte qui longeait le mur juste au-dessus du meuble vasque faisait propre de loin, mais de près elle me rappelait une rustine. J'avais cru faire une économie, et je gardais finalement une cicatrice visible dans une pièce toute neuve.

Le matin, brancher la brosse à dents électrique et le rasoir en même temps devenait un arbitrage inutile. Je n'avais pas pensé à ces usages-là au moment du chantier, et c'est là que le manque de place électrique m'a sauté au visage. Ce n'était pas spectaculaire, juste pénible, jour après jour.

Ce que j'aurais dû vérifier avant de poser la prise et choisir le miroir

Ce que j'aurais dû voir plus tôt, c'est la logique des volumes en salle de bain. Le volume 2 autour du lavabo n'est pas un détail qu'on improvise après coup, et les repères du CSTB m'auraient évité de croire qu'une prise à moins de 60 cm passerait tranquille. Je n'entre pas dans le texte complet de la norme NF C 15-100, parce que ce n'est pas mon terrain, mais j'aurais dû laisser cet arbitrage à l'électricien dès le départ.

Le vrai piège, chez moi, a été le miroir. J'ai choisi le modèle avant de figer l'alimentation, et le câble d'alimentation tombait pile au milieu du futur point de fixation. Quand le miroir a été présenté à blanc, le fil ne laissait aucune marge. C'est là que j'ai été frappée par un détail bête : le bon emplacement de la prise dépendait du miroir, pas l'inverse.

Mon travail de Rédactrice spécialisée en aménagement intérieur et bien-être à domicile m'a appris à regarder la pièce comme un ensemble, pas comme une suite d'objets isolés. Ma Licence en design d'intérieur (Université de Nantes, 2013) m'avait déjà donné ce réflexe, mais je l'ai laissé de côté le jour où j'ai voulu aller trop vite. Entre le meuble vasque, les appliques et la zone humide, le câble du sèche-cheveux n'avait aucune place discrète.

  • prise trop proche du lavabo, à moins de 60 cm
  • câble visible dans le reflet du miroir
  • miroir avec alimentation intégrée sans prise prévue
  • absence de validation électrique avant carrelage
  • hauteur de prise trop basse ou dans la zone d'éclaboussures
  • multiprises ou rallonges visibles au sol ou derrière le meuble

J'aurais dû faire vérifier l'emplacement avant la pose du carrelage. Une fois le revêtement collé, le moindre décalage devient une reprise visible, une goulotte qui saute aux yeux ou un mur à rouvrir. Là, la salle de bain n'est plus une pièce simple, elle devient un chantier qui vous rappelle votre impatience.

Le matin où j'ai voulu brancher la brosse à dents électrique et le rasoir en même temps, j'ai vu le problème jusqu'au bout. Le câble ne passait nulle part sans être visible, et la prise trop basse m'obligeait à regarder chaque éclaboussure comme un avertissement. Je me suis retrouvée à arbitrer entre confort et mur propre, alors que j'aurais pu éviter ce choix dès le départ.

Ce que j'ai retenu et ce que je ferais différemment aujourd'hui

Ce que j'ai retenu, c'est que la salle de bain pardonne mal ce qu'on remet au lendemain. En tant que Rédactrice spécialisée en aménagement intérieur et bien-être à domicile, je parle beaucoup d'optimisation d'espace, mais cette fois j'ai appris la leçon dans le mur. J'ai fini par comprendre que la validation de l'emplacement ne venait pas après le carrelage, elle venait avant tout le reste.

L'usage réel m'a aussi rattrapée. Sèche-cheveux, brosse à dents électrique, rasoir, recharge d'appareil, tout ce petit monde demande un point logique près du miroir, pas un câble qui tire d'un coin à l'autre. Je me suis rendu compte que le miroir, l'applique et la prise devaient se parler avant la pose, sinon le résultat ressemblait à une pièce terminée à moitié.

Le conseil cash que je me fais encore, c'est de ne plus miser sur une rallonge provisoire. Chez moi, cette rustine a duré assez longtemps pour devenir permanente, laide et gênante. Quand je repense aux 250 euros, je vois surtout une somme payée pour corriger une décision prise trop tôt, alors qu'une anticipation avant le carrelage m'aurait évité des reprises visibles et coûteuses.

Les repères du CSTB m'ont servi de rappel, mais à ce stade j'étais déjà face à la goulotte et au reflet du câble blanc. Pour cet aspect, j'ai laissé l'électricien reprendre la main, parce que la norme NF C 15-100 et le placement exact ne relevaient pas de mon domaine. Si j'avais su, j'aurais choisi le miroir et la prise ensemble, avant de refermer le mur, surtout pour quelqu'un qui accepte de payer un peu plus au départ pour éviter une reprise qui saute aux yeux.

Laure Aubert

Laure Aubert publie sur le magazine Bain Spa des contenus consacrés à l’aménagement de la salle de bain, au spa à domicile et aux choix pratiques liés au confort intérieur. Son approche repose sur la clarté, la structuration des informations et la recherche de repères utiles pour aider les lecteurs à mieux comprendre leurs options.

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